Facebook Messages épisode 2 – le design de vos communications ?

facebook message

Suite du premier épisode dédié à Facebook Message (FBM).

Facebook axe son ergonomie sur la simplicité d’utilisation. Il en va de même avec sa fonctionnalité mails. Lorsque l’utilisateur ouvre un message, aucune image n’est chargée, non plus les liens. Si votre communication comprend une version texte, celle-ci sera affichée dans la limite des 40 premières lignes. Si vous envoyez uniquement la version HTML, le lecteur affichera directement le code… on a déjà vu mieux en matière de communication.

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Facebook mail : opportunités et menaces pour les entreprises (épisode 1)

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Facebook lance un véritable gestionnaire de mail intégré à son interface. Actuellement les activations du service se font au compte-goutte, ce qui, à l’échelle du réseau social, représente tout de même une quantité importante d’utilisateurs !

Le nouveau Facebook messages (FBM) est présenté comme un futur acteur majeur du marketing relationnel en entreprise. FBM est une boite aux lettres unique agrégeant les communications issues du mail, des chats et des sms. Le système de Facebook se veut moins formel que le mail, plus personnel aussi. L’objectif est de reproduire le flux d’une conversation de vive voix.

Nombre d’utilisateurs ont déjà plus moins abandonnés le mail dans le cadre privé. Il n’est pas rare de s’échanger des messages via Facebook. Cela évite d’avoir à ajouter des mails (volatiles) dans un carnet d’adresses.

Au lancement de Gmail, Google avait employé le procédé d’invitations pour créer l’envie autour du service de l’éditeur. Aujourd’hui Facebook prend à son compte le principe, mais là ou Gmail est une solution mail évoluée, FBM cherche au contraire à simplifier au maximum les échanges et donc les capacités HTML de leur feature. Adieu donc vos belles Newsletters pleines de couleurs et bardées de « call to action ».

Comment ça fonctionne FBM ?

Le dossier messages : réservé aux messages de vos amis (et amis d’amis) Facebook. C’est le même principe que la boite prioritaire de Gmail.

Le dossier « autres ». C’est ici qu’arrivent tout le reste. C’est-à-dire les Newsletters et les mails envoyés depuis un mail classique (en dehors des amis Facebook). Ce n’est pas vraiment un dossier de spam mais ce n’est pas non plus mis en avant par Facebook.

FBM agrège l’ensemble des messages d’une conversation au sein d’un fil de discussion. Emails, sms et chats apparaissent au sein du même thread et l’utilisateur peut répondre par le moyen qui lui semble le plus approprié.

Avantage : d’un point de vue utilisateur c’est très pratique puisque la discussion est facilement crawlable. Toutes les communications d’un émetteur sont agglomérées à un seul endroit. C’est un historique de conversation très appréciable.

Inconvénients : la notion d’objet disparait. Facebook considère que le parti pris informel du site exclu ce genre de formalisme. Quand un mail classique est envoyé sur FBM, le sujet apparait en gras comme première ligne du mail, sous le nom de l’émetteur. Quand l’utilisateur a plusieurs mails d’une personne, il devient compliqué de trouver un mail en particulier.

Il n’y a pas de fonctionnalité de classement. Impossible donc de ranger certains messages dans des dossiers. Si les communications proviennent de la même personne, elles seront dans le même flux !

Aucune possibilité de connaitre quels sont les messages lus/à lire. Un compteur apparait à côté du nom du dossier, mais à partir du clic sur celui-ci, la notification disparait… que vous ayez effectivement lus les messages ou non.

Voilà pour l’aperçu de la fonction mail de Facebook. Au prochain billet nous verrons comment les services marketing et CRM des entreprises vont devoir s’adapter à ce canal en devenir.

 

Firefox – Chrome – Internet Explorer 9 : un peu de prospective !

les navigateurs seront les nouveaux OS

Aujourd’hui, article croisé entre plusieurs sources.

D’une part la vision d’Ed Bott : Pourquoi Internet Explorer survivra et non Firefox (en anglais) et d’autres part un article de Pinnula sur le futur des mises à jours d’Internet Explorer.

Ed Bott est persuadé que Firefox sera amené à disparaitre car son écosystème est trop fragile. Là ou Google prépare tranquillement son Market place des applications pour Chrome, là où également Microsoft synchronise ses développements sur ceux des systèmes d’exploitations, Firefox semble bloqué en 2005.

Ce mois de mars 2011 a quelque chose de très intéressant. C’est la première fois que les 3 acteurs majeurs du secteur sortent, à peu près en même temps, une nouvelle version de leur navigateur phare. D’un côté Google qui publie une nouvelle version toutes les 8 semaines, Firefox qui après un développement un peu laborieux sort finalement sa quatrième version et enfin Microsoft qui conserve, de manière assez imperturbable, son rythme biannuel.

Internet Explorer et Chrome deviennent de plus en plus des outils au service de la consommation de services, d’applications. L’interface devient transparente : ils cherchent tout deux à faire disparaitre au maximum ce qui est de l’ordre de l’interface, pour laisser la place aux services web.

D’un côté Google développe son Marketplace et de l’autre Microsoft s’implante doucement dans les webapps (à commencer par Office). Bref la bataille est de moins en moins tournée sur le navigateur lui-même que sur ce que les éditeurs vont bien pouvoir proposer pour le pourvoir en valeur ajoutée.

C’est en quoi il est assez inutile de se battre sur le domaine des standards du web. La petite bataille actuelle sur celui qui implémentera le plus de fonctionnalités HTML 5 semble pour le coup vraiment dérisoire. Il est par contre plus intéressant de voir les moyens employés sur le développement de moteurs de rendus de plus en plus performants. JavaScript, accélération matérielle, utilisation de la carte graphique sont autant de domaines qui permettent de faire oublier le navigateur et le transformer en une simple interface, un OS à part entière. Ce n’est pas pour rien que Google tente de pousser son Chrome OS.

Encore une fois, je vois mal où se positionne Firefox dans cet avenir proche. C’est de plus sans compter sur la forte collusion financière entre Google et la Fondation Mozilla, en grande partie financée par le moteur de recherches. Google aura probablement un peu de mal à financer un concurrent plus que de raison.

J’en viens à présent à l’article de Pinnula. Au-delà de la petite trouvaille fort sympathique qui nous laisse entrevoir le futur Internet Explorer 10, c’est plus la méthode de déploiement qui devient intéressante. Là où Chrome et Firefox distribuent depuis assez longtemps la mise à jour automatique via le navigateur lui-même, Internet Explorer lui n’en bénéficie pas. Pour pouvoir le télécharger il faut vous rendre sur le site et lancer manuellement l’installation. Très probablement la version 10 sera directement proposée via Internet Explorer 9. Une mauvaise nouvelle pour la concurrence mais une bonne pour les personnes en charge de la promotion du navigateur.

En parlant de ça, faite le test dans Google. Tapez « navigateur internet » et observez les résultats : Firefox est en tête, Internet Explorer n’arrive qu’en sixième position et Chrome est totalement absent. Comment fait-il pour acquérir une telle part de marché. Il bénéficie déjà d’un fort taux de pénétration chez les consommateurs. Nul besoin de taper « navigateur internet » puisque les internautes tapent déjà « télécharger Chrome ».

Cela nous apprend deux choses en définitive : Internet Explorer semble prendre le chemin des standards du web non seulement en termes de technologies web mais également dans les méthodes de déploiement. Deuxième chose Chrome et Internet Explorer semblent avoir des projets à moyen terme alors que la stratégie de Firefox semble plus floue.

Qu’en pensez-vous ? y a-t-il assez de place sur le marché pour trois navigateurs ? Ne vont-ils pas devenir une brique à part entière du système d’exploitation ? Ou mieux, le navigateur ne va-t-il pas devenir la seule interface utilisateur, minimaliste et globale pour piloter votre vie numérique ?

En tout cas de bien belles évolutions à venir !

 

Gamepad Freebox V6 : le jeu en vaut-il la chandelle ?

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Je viens de recevoir le gamepad de la Freebox. Un modèle très classique. Je crois que si on compare le parcours de cet accessoire rapporté à l’utilité que les gens en auront, le résultat n’est pas du tout en sa faveur.

Petit rappel d’un bien long voyage

  • Free commande à ses nombreux fournisseurs chinois un gamepad,
  • les usines tournent pour produire le modèle sélectionné*,
  • un container entier sur le départ avant d’arriver sur nos côtes,
  • Staci prépare le colis pour l’envoyer aux freenautes,
  • Chronopost le prend en charge, Réception dans le bureau de poste du coin

 

Pour en arriver à ?

15 minutes de jeu montre en main. Bien sûr les deux logiciels fournis (Asphalt et Let’s golf 2) ne sont que les premiers d’une (longue ?) série, mais néanmoins je vois mal des jeux dépassant le cadre de l’anecdote vidéoludique débarquer sur le support. Dans le même temps j’espère avoir tort. La Freebox sera peut-être l’exception française à même d’amener les éditeurs à publier nombre de jeux de qualité. sur une plateforme au territoire géographique plus que restreint, j’en doute néanmoins. Laissons un peu de temps à l’écosystème de se former, mais en l’état on ne peut que regretter le côté gadget de la fonctionnalité.

Bonne nouvelle le pad est un simple périphérique compatible à 100 % Windows. Du coup si vous êtes déjà joueur sur PC, voilà un accessoire bien utile. Charmante consolation tout de même !

* A noter les remarques étranges en réponse aux retards de livraisons « ce n’est pas de notre faute c’était le nouvel an chinois". Mon dieu si ces messieurs les chinois préferent célébrer plutôt que de travailler, où va le monde ma pauvre dame ?

 

Pourquoi je déteste la VOD ?

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Après une soirée foireuse à publier des fichiers pour le lancement d’IE 9 version RC… rien de tel qu’un bon film tranquille. Les nouvelles technologies étant nos amies, la VOD doit l’être également. Je commence donc par le FHV de la Freebox avant de me rabattre sur TF1 vidéo un peu au hasard. Après un rapide détour dans une interface digne d’un Minitel, notre choix s’arrête sur Tamara Drewe. Première surprise : le tarif : 4,99 € ! Ok c’est plus cher que d’aller au vidéoclub du coin, on m’explique ? Deuxième surprise : contrairement à la bande-annonce qui est bien en anglais sous-titrée, le film lui est uniquement disponible dans un français, au doublage plus qu’approximatif ! Et bien sûr rien de vous ne le précise avant d’acheter le film. Joie.

En définitive je paye plus cher qu’un DVD et le service est de moins bonne qualité. Ça se confirme TF1 fait vraiment des miracles dans tous les domaines. Du coup j’imagine qu’on a le droit de pirater un film pendant la période de la location ?

Pour rester dans la thématique, je vous invite à lire également : Pourquoi diantre les box ne connaissent-elles pas l’anglais ?