Autolibianitude !

autolib

Diantre pourquoi parler de voiture sur un blog dédié à l’actualité numérique ? Autolib n’est pour ma part pas une voiture en soit, mais une toute nouvelle perception de la ville et du transport. Dans un monde idéal je vois un Paris épuré des voitures personnelles, pour un mode location qui pourrait ressembler à Autolib. Ce système est certainement l’une des pierres fondatrices de la ville du futur. Autolib est une vraie avancée car il a le potentiel pour créer un nouvel usage. C’est bien cela que l’on demande à la technologie.

Rentrons dans le vif du sujet
À Paris je me déplace habituellement en vélo. À part la pluie, vraiment insupportable avec ce mode de déplacement, peu de choses limitent son utilisation. Du moins lorsqu’il s’agit de transporter sa personne uniquement.

Quoi faire lorsqu’au contraire il faut transporter des bagages ? Il y a bien les transports en commun mais la plupart du temps trimballer un sac à dos, un snowboard et autres éléments plus ou moins transportable, devient vite rébarbatif.

L’acquisition d’une voiture est envisageable, mais d’une part c’est cher et d’autre part cela pollue. J’étais plutôt sceptique au déploiement d’Autolib mais vu la vitesse avec laquelle les stations s’implantent, ce système est amené à durer !

Et là je décide de m’abonner
Je me rends donc à la station Montparnasse et rentre dans les petites bulles prévues à cet effet. Première bonne surprise le système de communication est vraiment bien pensé. Autant celui du Vélib est laborieux, autant la visioconférence fonctionne à merveille. De plus les hôtesses sont toutes plus sympas les unes que les autres ce qui ne gâte rien. Pensez bien toutefois à prévoir deux pièces d’identité sous peine d’avoir à revenir terminer la manœuvre.

Le premier contact avec la voiture est un peu déroutant. Ça ressemble à une Twingo avec des plastiques plutôt cheap. Particulièrement le levier de vitesse pour lequel on a du mal à évaluer sa solidité. C’est une voiture automatique et le freinage est très, mais alors très puissant, il a nécessité 10 minutes avant que je comprenne que dans une voiture électrique le premier frein c’est d’abord d’arrêter d’accélérer. Ça peut sembler idiot mais dans une voiture thermique, lever le pied stoppe évidemment l’accélération mais on n’a pas cette sensation de freinage que l’on peut ressentir dans la Bluecar. Je ne saurais trop vous conseiller de lâcher uniquement l’accélérateur à petite vitesse et conserver l’usage du frein à une vitesse de croisière.

En parlant vitesse et accélération justement, la Bluecar n’est certes pas une foudre de guerre mais pour l’usage que l’on souhaite en faire, c’est une bonne petite citadine. Elle réagit au 1/4 de tour et l’on se sent rapidement à l’aise à son volant.

J’oubliais le point essentiel de cette voiture : elle ne fait pas de bruit, rien, zéro, un vrai bonheur. Ma ville de rêve est certainement composée de ce genre de véhicules. Je suis persuadé que cela apporterait à tout le monde un peu de quiétude qui manque probablement aux parisiens. Je mettrais même l’absence de bruit comme la plus grosse qualité de la voiture, avant même l’absence de pollution.

Sur ce dernier point évidemment la voiture n’émet aucun gaz nocif et c’est vraiment fantastique pour les piétons en général mais surtout pour les cyclistes qui "mangent" à longueur de trajets toutes les pollutions d’une voiture thermique.

Un peu de négatif néanmoins
Pour situer mon premier trajet, je comptais prendre le train dans un peu moins d’une heure, ce qui me donnait le temps de parcourir tranquillement Paris. C’était sans compter les aléas d’un transport partagé.

Arrivé à la borne de départ, tout va pour le mieux, la petite voix me guide dans le démarrage et je commence à configurer le GPS. Petit soucis impossible de configurer des points d’intérêts. Du coup j’abandonne l’idée de lui faire trouver "gare de Lyon" et me lance dans mon trajet. Celui-ci se déroule très agréablement, passé la première étape d’appréhension de la Bluecar.

D’ailleurs pour les cyclistes parisiens chevronnés je pense que vous aurez quelques surprises les habitudes des couloirs de bus étant assez tenaces !

Arrivé à la station je branche la voiture à la borne et ne recevant pas de SMS de confirmation (d’après les conseillers ils ont des soucis avec le réseau de free) je vérifie à la borne que le branchement est bien ok…. Erreur il me dit que j’ai toujours un véhicule en cours de location… Argghh et mon train à prendre ! Après une brève discussion avec un conseiller (qui sont par ailleurs très disponibles), il m’indique connaître un encombrement du réseau informatique qui empêche de prendre en compte le dépôt de la voiture. Des défauts de jeunesse qui, j’espère, seront rapidement corrigés. Le conseiller valide manuellement le dépôt et j’ai pu tranquillement prendre mon train.

En conclusion je ne regrette pas du tout mon test d’Autolib qui m’aura au final couté 15€ d’abonnement à la semaine et 9 € pour un trajet d’un peu moins d’une heure. En parlant de tarif, la politique tarifaire incite fortement à prendre un abonnement annuel (12€/mois). Je vous invite à aller voir tout ça sur le site d’Autolib. D’ailleurs pour la petite histoire quelqu’un dans le service web a dû avoir quelques soucis quand ils ont vu que le domaine était déjà utilisé.

 

bereal

The web is a nice place to chill.

 

5 thoughts on “Autolibianitude !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.