Retour sur les Techdays 2011

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Et une année de plus pour les Techdays. J’ai participé à la première journée mardi dernier. La précédente édition avait été une vraie réussite pour moi avec des sessions sur l’ergonomie web, le design sonore et la conversion web. Bref des thématiques qui m’intéressent au quotidien.

Cette année, l’accent était porté sur le développement (oui ce n’est pas tellement étonnant) et très peu sur le webmarketing. Dommage pour moi mais une très bonne chose pour les nombreux développeurs présents cette année. J’ai donc assisté à une session sur les nouveautés d’Internet Explorer 9 (dont la prochaine version sera publiée très très prochainement). J’aurai bien assisté à une formation sur l’amélioration des performances web côté client mais, victime de son succès, la séance était pleine avant mon arrivée.

De même l’après-midi la session sur le HTML 5 a très vite fait salle comble. Là, c’est de notre faute : un détour par le restaurant à la place du sandwich Techdays à 5 € n’était certainement pas l’idée du siècle.

J’ai donc terminé par une session SEO assez inintéressante (je suis clément). Le speaker préférant dissimuler le vide de sa présentation par des blagues de qualité aléatoire.

Allez, ça sera mieux l’année prochaine !

 

Pourquoi un si mauvais lancement pour le Windows Phone ?

Dans le monde des jeux-vidéos on a coutume de qualifier la France (et plus généralement l’Europe), de cinquième roue du carrosse. Les consoles et les jeux eux-mêmes, ont tendance à sortir tardivement comparé aux Etats-Unis et au Japon. Cela chagrine généralement les fan-boys qui ne peuvent bénéficier, dès les premiers instants, du jouet à la mode. Par contre cela garantie un produit fiable le jour du lancement… on se rassure comme on peut.

Cette fois-ci Microsoft a décidé d’inverser les rôles en proposant le Windows Phone 7 dès le 21 octobre en France. Une charmante attention qui s’est bien vite soldée par un désenchantement certain. Si les responsables de l’entreprise n’ont pas manqué de se féliciter d’une sortie pleinement réussie, il en allait autrement en magasin. Les personnes désirant acquérir un exemplaire du Windows Phone se sont vu accueillir par la négative. A croire que Microsoft considère l’Europe comme son petit bac à simple, un galop d’essai avant les véritables hostilités américaines. Un peu frustrant. C’est d’autant plus agaçant, que deux semaines après les opérateurs ne se bousculent toujours pas pour proposer les smartphones :

  • SFR : rien,
  • Bouygues Telecom : rien,
  • Orange : LG Optimus 7, Samsung Omnia 7 et HTC 7 Mozart

On est assez loin des 5 modèles qui devaient être proposés par les 3 opérateurs.

A qui attribué ces difficultés ? Microsoft qui a terminé en catastrophe son nouvel OS ? Les constructeurs qui ont tardés à peaufiner leurs téléphones ? Les opérateurs pas vraiment pressés de commercialiser ces terminaux ? Je n’ai malheureusement pas la réponse, une chose est sûre Microsoft aurait dû suivre d’un peu plus près ses partenaires… distribuer des exemplaires à ses employés ne fait pas tout.

Il n’y a pas qu’en téléphonie que l’Europe apparait peu attractive, c’est également le cas en matière de recherche puisque Bing présente une efficacité toute relative de ce côté de l’Atlantique. Un peu dommage lorsque l’on observe les résultats de Google en la matière !

 

Pourquoi le monde des geeks hait-il autant Internet Explorer ?

Tous les geeks détestent Internet explorer, mais vous êtes vous demandez pourquoi ? Petit aperçu de l’un des navigateurs les plus controversé de l’histoire.

Il était une fois Internet Explorer et il était bon !
Nous avons tous en tête l’image d’un navigateur lent, bogué et ce depuis des lustres. Et pourtant ça n’a pas toujours été le cas, au contraire Internet Explorer était souvent à l’origine de nombreuses innovations qui ont forgé le web tel qu’il est aujourd’hui.

1996 : Internet Explorer 3
Cette version du navigateur officiellement lancée en 1996, a été le premier à supporter les CSS. Oui vous ne rêvez pas, il a aussi été à l’origine des applets java et des trop célèbres contrôles ActiveX.

1997 : Internet Explorer 4
IE 4 propose pour la première fois un moteur d’affichage rapide (comparativement aux autres) et utilisable dans d’autres applications. IE4 a aussi intégré le DHTML qui permet aux pages web d’être plus dynamiques, grâce au JavaScript.

1999 : Internet Explorer 5
Microsoft a popularisé l’Ajax. La fonctionnalité XMLHttpRequest a en effet été introduite avec cette version d’IE. Cette technologie est encore à la base de toutes les technologies que nous utilisons aujourd’hui (comme Gmail par exemple). Bien sûr le terme Ajax a été inventé bien plus tard, mais IE 5 supportait déjà toutes les technologies derrière cet acronyme marketing.

Microsoft a donc bien innové toutes ces années
D’IE 3 à IE6, Microsoft innovait de versions en versions, proposant le navigateur le plus efficace face à Netscape 3 : lent et buggué. La version suivante était quand à elle aussi poussive et affichait difficilement les CSS. A l’époque les développeurs web se plaignaient de la même manière de Netscape qu’ils ne le font aujourd’hui avec IE 6.

Alors pourquoi tout a mal tourné ?
Le problème commença lorsque Microsoft tenta d’intégrer le moteur d’IE comme un composant essentiel de Windows. Il devint difficile d’installer autre chose qu’Internet Explorer et Microsoft gagna son image « d’empire du mal ».

Et Microsoft arrêta d’innover
Après le lancement d’IE6, la part de marché de Microsoft atteignit 95%… pas de quoi motiver l’innovation pour l’entreprise qui préfère se reposer sur ses succès passés. Pendant 5 ans le navigateur n’a pas évolué d’un pouce et ce, même lorsque Firefox commença à s’implanter durablement.

Microsoft et les technologies propriétaires
l’éditeur a toujours cherché à développer ses technologies au mépris des standards du web. L’idée étant de garder la mainmise sur un marché qui semblait se disloquer. Ce n’était pas un souci lorsqu’IE représentait la seule solution pour naviguer sur le web, mais devint catastrophique lorsque Firefox et les navigateurs basés sur le Webkit commencèrent à s’imposer.

Problèmes de sécurité et crashs à répétitions
Face à l’absentéisme de Microsoft en matière de support, les trous de sécurité et l’instabilité chronique du navigateur n’a fait que croitre dans le temps.

IE7 et IE8, trop peu d’innovations et surtout trop tardives
5 ans, 5 ans, pour finalement que Microsoft décide de déployer Internet Explorer 7, celui-ci apporta la navigation par onglet et en fit un browser presque acceptable. Par contre le calvaire devint double pour les développeurs web qui devaient assurer à la fois le support du moteur de rendu IE 6 et celui d’IE 7 !

Presque 3 ans de plus, avant que Microsoft ne lance IE 8 qui assure un rendu CSS bien plus complet et ajouta des fonctionnalités intéressantes comme la navigation privée et l’isolement des onglets en cas de crash. IE 8 apporta également une protection efficace contre le phishing. Malheureusement le navigateur arrive bien trop tard et la plupart des geeks ont déjà migrés sur Firefox ou Chrome depuis belle lurette.

Voici enfin la véritable raison de la haine :
comparaison chrome et IE 6

Etre geek ne veut pas dire que l’on apprécie pas les anciens produits. Pour preuve Atari, le Commodore 64, la Nes, sont des icones de la culture geek. Pourquoi en est-on si éloigné avec IE ?

Assurer la compatibilité avec IE 6 est une vraie plaie !
Voici la journée type d’un webdesigner : vous passez des heures et des heures à fignoler votre mise en page. Finalement tout s’affiche merveilleusement bien sur Firefox, Chrome, Safari et même Opéra. Maintenant vous testez votre chef d’œuvre dans Internet Explorer et… tout semble avoir été soigneusement vaporisé dans un mixer de compétition ! La lutte recommence, vous voilà de nouveau à plancher sur votre design afin de le rendre compatible avec cet insupportable Internet Explorer.

Les geeks doivent utiliser IE !
La vraie raison qui rend Internet Explorer si insupportable est qu’il est imposé à cette communauté ! Tous les geeks du monde furent un jour obligés, dans un contexte professionnel, de travailler avec cette infâme tortionnaire. Forcé d’assurer son support pour une quelconque application d’entreprise… si seulement il était possible de pousser les gens (et les entreprises) à migrer, quel bonheur ce serait.

Les geeks ne sont pas forcément obtus face à l’obsolescence, mais ils le sont à coût sûr lorsqu’elle leur ait imposée !

Bonne nouvelle : le futur s’annonce plus joyeux !
Il semble que Microsoft est finalement appris de ses très (très très) nombreuses erreurs. Ils sont actuellement à moins de 50 % de part de marchés, ils sont donc bien obligés de s’astreindre à respecter les standards et surtout placer l’innovation au cœur du développement produit. C’est en quelque sorte un retour aux sources pour l’éditeur !

Internet Explorer 9 va être lancé très prochainement et il présente une interface excellente (façon Google Chrome), une accélération matérielle assez impressionnante et supporte étonnamment bien les futurs standards du HTML. A tel point que 39 % des lecteurs du site How to geeks se disent prêts à passer à IE 9.

Jusqu’ici Microsoft était l’éditeur qui bridait la créativité sur le web, il reprendra peut-être prochainement la course en tête s’il reste sur la voie tracée par IE 9. Il ne nous reste plus qu’à espérer au plus vite la disparition définitive d’IE 6 bien sûr, d’IE 7 mais également d’IE 8 !

 

Zune Windows 7 : un chef d’orchestre pour les produits Microsoft ?

Je viens d’installer Zune pour Windows 7 et le moins que l’on puisse dire c’est que le programme n’est pas très compact : 61 Mo et 10 bonnes minutes d’installation… a mais attendez, oui je dois redémarrer l’ordinateur ne bougez pas !

zune phase d'installation

En attendant zune se télécharger sur le site officiel de Zune pour Windows 7.

Me voilà de retour, après une installation sans soucis, je dois avouer que l’interface semble très soignée :

interface zune de sélection

Cela ressemble assez au Windows Media Center dans une version épurée mais la pâte graphique est bien là notamment dans la visualisation des pochettes lors de la lecture :

zune mode de lecture

A noter également le liseré coloré en bas de l’application pendant la lecture qui rappelle l’équaliseur d’une manière très esthétique.

Un gros effort en termes de design a été effectué et chaque élément semble être judicieusement placé. Je suis d’autant plus surpris que Windows Media Player a toujours été une épouvantable expérience ergonomique (le pire étant sa version Windows mobile capable de vous enlever toute envie d’écouter de la musique en dehors de votre salon).

Du côté des déceptions de la partie visuelle, on se demande un peu pourquoi il n’est pas possible d’éditer un minimum ses images directement depuis Zune. Par exemple, pour simplement effectuer la rotation d’une image il faut installer Windows Live Photo Gallery… Je comprends la logique d’intégration de l’éditeur mais cela va à l’encontre de l’expérience utilisateur. D’autant plus que Windows Live est également une suite lourdingue à installer (et qui demande elle aussi un redémarrage).

Par contre la vitesse d’affichage est plutôt impressionnante même sur mon vieux laptop core 2 Duo. Les performances des produits Microsoft ces derniers ne cessent de m’impressionner. Même les fichiers RAW qui sont pourtant très volumineux (et prennent un temps certain à s’afficher dans Google Picasa ou Adobe LightRoom), s’affichent en un clin d’œil dans Zune.

Microsoft tente de capitaliser sur son expérience en matière de media center (le Windows du même nom était une petite pépite dans son genre) afin d’égaler le succès d’Apple avec Itunes. C’est pourquoi en plus de la classique navigation au sein des photographies (Zune gère la visualisation des RAW et c’est bien pratique), des vidéos et de la musique on trouve un marketplace identique à celui du concurrent agricole. C’est pourquoi pour 10 € par mois vous pourrez accéder à un catalogue musical assez fourni. Malheureusement en ce qui concerne la partie francophone, la place de marché n’a pas l’air au point (un message vient d’ailleurs rappeler que le catalogue n’est pas disponible). Encore un effort et cela pourra donner un système sympathique :

zune le marketplace

La dernière partie concerne le réseau social que tente de mettre en place l’éditeur (pour le moment bien vide) :

zune le réseau social

Nous sommes là vraiment devant une compilation de toutes les innovations mises en place par la concurrence : Facebook, Itune, Google etc. En faveur de Microsoft l’intégration entre les produits Windows, Windows Phone, Xbox, Office, Windows Live semble enfin aboutie… il était temps !

Vous pouvez télécharger dès maintenant Zune pour Windows 7. Et vous ? Avez-vous essayé Zune, pensez-vous passer au Windows Phone ? êtes-vous content de votre expérience avec Windows 7 ? Au contraire peut-être êtes vous un passionné Apple et vous vous gaussez bien de cette fâcheuse habitude de Microsoft, éternel challenger d’Apple en matière d’ergonomie. En tout cas Microsoft persiste et signe dans sa stratégie Zune là où l’échec du premier lecteur multimédia made in Redmond aurait pû couler le projet, tel le Kinect avorté dans l’oeuf avant même son lancement.

 

Windows Phone 7, enfin une campagne de pub à la hauteur !

windows phone 7 campagne de pub

Vous vous souvenez certainement de la campagne Windows 7 : « Windows 7 c’était mon idée ». C’était probablement une des pires campagnes de pub qui puisse exister pour un système d’exploitation. Pourtant Microsoft vend des wagons complets de Windows ! Sans doute l’entreprise a-t-elle eu un prix du genre « une campagne achetée, une campagne offerte ».

La différence avec Windows 7 ? Microsoft est définitivement en position de challenger pour son nouveau Windows Phone. Windows 7 était également grevé par l’image négative de Windows Vista, mais Microsoft est toujours resté l’entreprise des systèmes d’exploitations. Au contraire dans le monde des Smartphones, Windows mobile souffre d’une part de marché très faible, et n’a jamais vraiment atteint un certain âge d’or comme Microsoft l’aurait souhaité. Ce n’est pas faute d’avoir investit, mais à défaut de véritable concurrence, Windows mobile est resté un produit austère essentiellement tourné vers l’entreprise.

Et l’Iphone fût ! Depuis nombre de Smartphones se sont imposés, le produit Apple bien évidemment, mais également BlackBerry et finalement Google Android. Face à cette recrudescence, Microsoft a dû revoir entièrement sa division mobilité (beaucoup de têtes ont sautées). Windows Phone 7 est une vraie innovation face à l’ergonomie communément admise et déployée.

La concurrence a été un vrai vecteur d’innovation. Cela se voit jusque dans la campagne de communication, plutôt osée pour une entreprise encline aux bons sentiments et aux messages policés. En substance la campagne dénonce le temps passé sur les Smartphones. La promesse donne à penser qu’avec Windows 7 phone, vous allez pouvoir lâcher prise et vous concentrer sur les choses importantes.

Deux choses :

  • Microsoft comprend enfin qu’une interface est avant tout là pour se faire oublier. On est bien loin de l’effet Wahoo de Windows Vista. Le système d’exploitation redevient un outil au service des objectifs et non une fin en soit.
  • L’entreprise s’engage : avec Windows Phone 7, l’utilisation au quotidien sera aisée. Quand est-il si ce n’est pas le cas ?

Suite à cette introduction, je vous laisse visionner la publicité qui, si elle est un peu longue, transmet bien le message. Rendez-vous dans quelques mois pour tirer les premières conclusions de cette communication et de Windows Phone 7 en général.

 

La deuxième vidéo est en anglais mais c’est très simple. Elle est de plus nettement plus rigolote que la précédente :